Accueil > Lois du surendettement > La loi Neiertz
Loi Neiertz
Premières dispositions face au surendettement
La première loi relative à la
prévention et au règlement des problèmes liés au surendettement date de 1989. C’est la
loi Neiertz.
A la fin des années 80, on observe une
recrudescence des cas de surendettement. La situation inquiète professionnels et politiques. Un texte est voté. Il regroupe 3 objectifs pour
lutter contre le surendettement :
- développer la prévention du surendettement
- responsabiliser les prêteurs et les emprunteurs
- organiser une procédure de règlement des problèmes de surendettement
Cette loi vise surtout à apporter des
solutions au surendettement via des
négociations amiables entre débiteurs et créanciers. Elle stipule déjà la possibilité de déposer un dossier devant la
commission de surendettement pour bénéficier d’un traitement de ses difficultés et d’obtenir notamment des
délais de paiement.
La
loi Neiertz prévoit également une
procédure de redressement judiciaire pour régler le surendettement.
La loi a en outre prévu la
création du FICP (Fichier national des Incidents de remboursement de Crédit aux Particuliers), géré par la
Banque de France et permettant aux organismes de crédit de
prévenir le surendettement.
Bilan
- La loi Neiertz a répondu aux objectifs de lutte contre le surendettement, sans toutefois parvenir à endiguer le phénomène. Le surendettement s’est non seulement développé mais il a en plus changé de nature. Du surendettement actif, on est passé à une majorité de cas en but au surendettement passif.
- Au seul problème de surendettement s’est ajoutée une paupérisation générale de la population et une précarisation des emplois qui complexifient la situation. Le surendettement devient un problème social.
- La loi Neiertz s’est attachée à corriger les effets du surendettement. Elle n’a pas remis le principe de la distribution du crédit en cause.
Révision de 1995
Pour une meilleure efficacité de la loi contre le surendettement
Le 8 février 1995, une
réforme de la loi relative au
surendettement des particuliers est votée. Elle se justifie par l’
amélioration de l’efficacité de la procédure en répartissant les charges entre la
commission de surendettement (rôle économique) et le
juge de l’exécution (rôle juridique).
La procédure est désormais unique. On espère ainsi
améliorer le traitement du surendettement.
Révision de 1998
Lutte contre les exclusions liées au surendettement
Le nouveau dispositif se penche sur les situations des personnes surendettées pour lesquelles
aucun plan de redressement n’est applicable. Leur surendettement est trop important, leur situation inextricable.
Le
rôle des commissions de surendettement s’accroit. Elles ont la possibilité de proposer des mesures de
moratoire puis d’
effacement des dettes.