La première loi relative à la prévention et au règlement des problèmes liés au surendettement date de 1989. C’est la loi Neiertz.
A la fin des années 80, on observe une recrudescence des cas de surendettement. La situation inquiète professionnels et politiques. Un texte est voté. Il regroupe 3 objectifs pour lutter contre le surendettement :
Cette loi vise surtout à apporter des solutions au surendettement via des négociations amiables entre débiteurs et créanciers. Elle stipule déjà la possibilité de déposer un dossier devant la commission de surendettement pour bénéficier d’un traitement de ses difficultés et d’obtenir notamment des délais de paiement.
La loi Neiertz prévoit également une procédure de redressement judiciaire pour régler le surendettement.
La loi a en outre prévu la création du FICP (Fichier national des Incidents de remboursement de Crédit aux Particuliers), géré par la Banque de France et permettant aux organismes de crédit de prévenir le surendettement.
Révision de 1995
Le 8 février 1995, une réforme de la loi relative au surendettement des particuliers est votée. Elle se justifie par l’amélioration de l’efficacité de la procédure en répartissant les charges entre la commission de surendettement (rôle économique) et le juge de l’exécution (rôle juridique).
La procédure est désormais unique. On espère ainsi améliorer le traitement du surendettement.
Révision de 1998
Le nouveau dispositif se penche sur les situations des personnes surendettées pour lesquelles aucun plan de redressement n’est applicable. Leur surendettement est trop important, leur situation inextricable.
Le rôle des commissions de surendettement s’accroit. Elles ont la possibilité de proposer des mesures de moratoire puis d’effacement des dettes.