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Les devoirs des organismes de crédit
Les
organismes prêteurs ont des responsabilités dans le
développement du surendettement. Plusieurs lois sont allées dans le sens d’une
responsabilisation des financeurs.
Le cas du crédit revolving
Le législateur a souligné la nécessité d’
encadrer légalement le crédit revolving (ou crédit renouvelable), présent dans
80% des dossiers de surendettement. Parmi les dispositions prises pour
lutter contre le surendettement :
- ces contrats tacitement renouvelables, sont plus facilement résiliables par l’emprunteur
- pour toute augmentation de sa réserve d’argent, le prêteur doit adresser un nouveau contrat à l’emprunteur
- si l’emprunteur n’utilise pas sa réserve pendant 3 ans, le prêteur doit lui envoyer un document récapitulant les conditions du crédit.
Les lois

La
loi Scrivener de 1978 et la
loi Murcef de 2001 ont eu pour but de protéger le consommateur du surendettement en l’informant plus précisément sur les modalités de son crédit.
La loi Scrivener impose notamment que sur
toutes publicités soient expressément mentionnés :
- le nom du prêteur
- la nature du crédit
- le taux effectif global (TEG), soit le coût réel et global du crédit.
Avant la signature définitive de son
crédit immobilier, l’emprunteur doit disposer d’une information complète contenue dans l’ «
offre préalable de prêt ». Ceci pour
éviter tout risque de surendettement par
méconnaissance de l’engagement.
Depuis le vote de ce texte, l’emprunteur bénéficie en outre :
- d’un délai de réflexion et de rétractation de 7 jours à partir de la signature du contrat
- de ne rien devoir verser jusqu’à l’acceptation de l’offre
- d’une possibilité de rétractation s’il n’a pas obtenu son crédit
- de la possibilité de rembourser son crédit par anticipation sans pénalité.
La loi Murcef de 2001 renforce encore l’obligation de
transparence pour les
intermédiaires en opérations de banque (IOB). Quelques mesures contre le surendettement :
- les documents d’information doivent notamment signifier si l’assurance est obligatoire
- la publicité doit être « loyale et informative »
- il est interdit de communiquer sur le fait qu’un crédit peut être accordé sans appréciation de la situation de l’emprunteur
- la mention « carte de crédit » doit figurer sur les cartes de crédit à la consommation.