Le surendettement actif

Le surendettement actif dépend du comportement même du surendetté. Il est caractérisé par une accumulation exagérée de l’endettement eu égard aux revenus.

C’est une forme assez ancienne du surendettement. Lorsque la loi Neiertz a été votée, en 1989, c’était la forme la plus répandue a priori.

Repère historique pour le surendettement

Dans l’objectif de lutter contre l’inflation, les pouvoirs publics des années 1972 à 1987 ont limité l’accès des ménages au crédit. Ils limitaient en même temps les risques d’endettement excessif.
La suppression de l’encadrement du crédit a ouvert la voie au surendettement. La pression commerciale exercée par les organismes de crédit a entraîné, logiquement, une montée de ce dernier.

Le crédit renouvelable, facteur de surendettement

Les crédits renouvelable, ou rechargeables, sont reconnus comme étant un vecteur important du surendettement actif. L’avènement des cartes magnétiques comme support de ces crédits a contribué à son accroissement.

Facile à obtenir, proposant de faibles mensualités, le crédit renouvelable peut permettre de subvenir à des dépenses courantes, de boucler des fins de mois difficiles.
Mais le principe de la réserve rechargeable est dangereux. L’absence de mensualités fixes, des taux d’intérêt frisant les 20%, leur tacite reconduction contractuelle, rendent ces crédits difficiles à maîtriser et peuvent conduire à une situation d’endettement excessif.

Un tiers des surendettés

Les commissions de surendettement indiquent que le crédit renouvelable est présent dans plus de 80% des dossiers de surendettement.
Des chiffres qu’il faut cependant relativiser. Toujours selon les commissions, les personnes victimes d’un fort endettement actif ne représentent qu’à peine plus de 30% de l’ensemble des surendettés.