Le crédit par SMS, surendettement accéléré ?

En provenance directe des Pays-Bas, où le système existe depuis 2007, le micro-prêt par SMS ou par Internet débarque chez nos voisins belges.

Le principe est ultra simple : sur l’envoi d’un SMS (ou en se connectant sur le site Internet de la société), il est possible de contracter un crédit allant de 50 à 200€. La somme désirée est instantanément créditée sur le compte en banque du client qui peut alors l’utiliser comme bon lui semble. Outre ce caractère souple et pratique du micro-prêt, la durée de remboursement peut varier de 15 jours à 1 mois pour être flexible au maximum. Délais rapides, liberté d’utilisation et durée de remboursement ultra courte ont de quoi séduire bien des consommateurs !

Mais attention, ces micro-prêts néerlandais ne sont pas assujettis à un taux d’intérêt mais à des frais de traitement pouvant atteindre ¼ de la somme empruntée. Attirés par le caractère rapide et accessible de ce type de prêt, les particuliers déjà endettés pourraient ne pas voir ces frais pour le moins élevés et leurs conséquences sur leur budget.

C’est la société néerlandaise Ferratum qui propose cette offre destinée à une cible departiculiers ayant entre 20 et 40 ans. Misant sur l’aspect simple, rapide (la société s’engage à répondre au client en 10 minutes) et sans contraintes du micro-prêt par SMS,

Ferratum espère bien conquérir ce nouveau marché belge.

Une initiative très mal accueillie par l’Observatoire du crédit et de l’endettement belge, qui tente au quotidien de trouver des solutions pour lutter contre le surendettement, un fléau devenu européen. Avec ses frais exorbitants, ce type de micro-prêt permet surtout aux particuliers ayant déjà du mal à boucler leurs fins de mois de multiplier les petits crédits et de tomber doucement mais sûrement dans le surendettement.

 

Vue d’ici, envers et contre toutes les dispositions prises actuellement en France contre le surendettement, cette nouvelle technique a de quoi alerter bien des associations de lutte contre le surendettement qui ne souhaiteront pas voir débarquer le micro-prêt néerlandais dans nos contrées.