Dossier de surendettement : 5ème mois de diminution du nombre de dépôts.

La Banque de France a rendu ses comptes pour la fin du premier trimestre 2012, et ils sont plutôt encourageants. Le nombre de dossiers de surendettement déposés en Mars 2012 auprès des commissions de surendettement est en effet en très net recul comparé à cette même période en 2011.
En Mars 2011 la Banque de France totalisait quelques 23 765 dossiers de particuliers en situation de surendettement, contre 22 017 en Mars 2012. C’est une diminution de 7,3% du nombre de dépôts qui confirme la baisse lissée sur les 4 mois précédents (de novembre 2011 à février 2012) de 4,3%.

La Banque de France nous communique donc une baisse du nombre de dépôt de dossiers de surendettement sur 5 mois consécutifs. Un résultat qui met en valeur une nette décélération du rythme de ces dépôts de dossiers lorsqu’on prend en compte la hausse du nombre de dossiers de 8,1% qu’ont connu les commissions de octobre 2010 à octobre 2011.

Mais cette baisse ne peut avoir de réel intérêt si elle n’est pas corrélée à la hausse de la vitesse de traitement de ces mêmes dossiers de surendettement : +10,9% en mars, +7,1% en février et +17,3% en janvier.

Non seulement les dossiers de surendettement sont mieux traités, les dépositaires ayant des réponses plus rapides que les mois précédents et pouvant ainsi obtenir une solution dans un délai plus court, mais en plus les situations de surendettement lourd nécessitant l’intervention de la commission de surendettement sont moins nombreuses sur ces 5 derniers mois.

Ne tirons pas de conclusions hâtives quant à l’état du surendettement des particuliers en France. De nombreuses solutions existent et sont également utilisées par les français dans le besoin. Que ce soit l’aide financier de la part de leurs proches, le rachat de credit ou encore la vente d’un bien immobilier ; nombreux sont les particuliers en surendettement qui tente de s’en sortir sans demander une quelconque intervention de la commission de surendettement. Et ces cas là ne sont pas pris en compte dans les calculs de la Banque de France.