« Une vie meilleure » au prix du surendettement

Après « Toutes nos envies » de Philippe Lioret, le surendettement se retrouve une nouvelle fois projeté sur grand écran. Sujet de société omniprésent dans l’actualité, le surendettement sera également un  grand thème de la prochaine campagne présidentielle de 2012. Autant dire que ce film risque fort de faire parler de lui.Cette fois-ci c’est Cédric Kahn à la réalisation, accompagné de grandes figures du cinéma français (Guillaume Canet et Leïla Bekthi), qui s’y colle.
Dans « Une vie meilleure », il nous fait vivre le quotidien d’un jeune couple très amoureux qui se lance dans un grand projet : l’ouverture d’un restaurant. Un lieu idyllique, de l’énergie et des idéesplein la tête, tous les ingrédients sont réunis pour que ces jeunes gens se lancent dans une grande aventure, l’aventure de leur vie ! Tous les ingrédients ? Non : jeunes et de classe moyenne, leurs finances ne suffisent pas à couvrir un tel projet, aussi beau soit-il. Un banquier va alors leur proposer une myriade de crédits à la consommation pour effectuer les rénovations et installer les infrastructures nécessaires à la mise aux normes de leur établissement.
Oui mais voilà, les travaux ne vont pas se dérouler comme ils l’espéraient… Les dettes vont s’accumuler, le beau couple s’effriter. La suite de l’histoire est à découvrir dans les salles obscures à partir du 4 Janvier 2012.

Pour le moment on se contentera d’une bande annonce qui en dit long sur l’intensité de ce film. Sans en voir beaucoup plus, on ne peut que se mettre à la place d’un Guillaume Canet passionné et persuadé de la réussite de son projet, et souffrir avec lui dans sa descente aux enfers vers le surendettement. En France, le surendettement touche toutes les catégories de la population. C’est bien souvent une accumulation de crédits à la consommation à des taux trop élevés qui pousse les particuliers, lentement mais sûrement, en situation de surendettement.

Un film qui succède à « Toutes nos envies » dans lequel on pouvait se mettre à la place des juges en charge des dossiers de surendettement. C’est un autre regard que propose ici Cédric Kahn, nuls doutes qu’il n’en sera pas moins poignant.